Le blé brûlé ?
1900, Canosa di Puglia, la récolte du blé est terminée. Les contadini -paysans- brûlent les champs pour les assainir (enfin je crois, je ne suis pas non plus experte en agriculture, vos commentaires seront d'ailleurs les bienvenus), et s'occupent de la mouture de leur blé frais pour obtenir de belles farines.
Pendant ce temps, les pauvres gens partent farfouiller dans les champs brûlés à la recherche d'épis épargnés par l'incendie. Ils en trouvent, légèrement grillés, les "récoltent" eux aussi, et font leur farine avec ces grains brunis par le feu.
Le résultat : une farine, légèrement brune, au goût délicieusement toasté et hyper rustique.
Miam +++, voyez.
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Connaissant mon amour pour les farines et le pétrissage... (Halt ! - là, par exemple, j'ai eu un bug d'environ 7 minutes 42 pour trouver ce mot (le plus gros bug de mon existence). Impossible de me rappeler comment on dit impastare en français. J'ai du avoir recours 1/ à un traducteur, 2/ à Wikipedia, pour m'en sortir. Je crois que j'ai atteint une limite aujourd'hui, désormais ma vie linguistique ne sera que déclin et confusion. C'est extrêmement irritant, je vous assure) ... mon amoureux m'a rapporté de sa terre natale un paquet de cette fantastique farine.
Je l'ai testée hier, selon une recette de sa petite soeur Sara, avec une
simplissime Focaccia aux tomates cerises et origan.
Pour 2 focaccie, de taille moyenne :
100 gr. de farine de grano arso - de blé brulé
550 gr. de farine T55 (J'ai fait 300 gr. de T65 et 250 gr. de T55 )
un sachet de levure sèche
18 gr. de sel
1 cc de sucre
400 mL d'eau tiède
Tomates cerises coupées en 2, origan, et, bien évidemment, de l'huile d'olive extra.
1/ On prépare la pâte
Dans un saladier, mélanger les farines tamisées, le sel, la levure, le sucre; faire un puits, ajouter l'eau, mélanger et commencer à pétrir sur le plan de travail légèrement fariné. Pétrir pendant environ 15 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit lisse.
>> La farine de blé brûlé boit beaucoup d'eau, vous trouverez votre pâton certainement un peu sec, rigide.. Je l'ai battu sur le plan de travail pour l'assouplir un peu, et j'ai humidifié mes mains pendant le pétrissage.
2/ Laisser reposer pendant deux heures à l'abri des courants d'air et recouvert d'un torchon propre, le temps que le pâton double de volume.
3/ Diviser le pâton en deux et étendre à la main la pâte, pas trop fine (5-7 mm).
Placer les tomates en faisant un creux avec le doigt, saupoudrer d'origan, huiler (très) généreusement, saler (à la fleur de sel ou au gros sel) et laisser reposer de nouveau pendant trente minutes, toujours à couvert.
4/ Pendant ce temps, préchauffer le four à 250°
5/ Enfourner une vingtaine de minutes. La focaccia doit être bien dorée, avec une belle croûte croustillante et moelleuse à l'intérieur.
La première : tomates et origan. Huile en quantité "normale", cuisson 20 minutes... Bonne mais un peu sèche.
La seconde : tomates, olives et origan. J'ai forcé sur l'huile, et résultat (toujours avec 20 minutes de cuisson) bien meilleur, plus croustillant et plus savoureux !
Nous l'avons terminée ce matin au p'tit-déj avec un p'tit café (enfin, à 11 heures)... Je vous dis, y'a pas de mauvais moment pour un bout de focaccia !
Bon dimanche à tous !
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